Position de la MSPA au sujet de la proposition de la Commission de Conciliation et de Médiation

21 oct. 2014
Position de la MSPA au sujet de la proposition de la Commission de Conciliation et de Médiation
Position de la MSPA au sujet de la proposition de la Commission de Conciliation et de Médiation

 

La MSPA a reçu la proposition de la Commission de Conciliation et de Médiation (CCM) d’accorder une augmentation salariale de 15% étalée sur 4 ans (7% en 2014, 2.5% en 2015, 2.5% en 2016 et 3% en 2017) aux travailleurs agricoles et non agricoles dans le cadre des négociations collectives entre la MSPA et le JNP et la PWU.  Cette proposition, qui est pratiquement le double de ce que les membres de la MSPA avaient proposé (8.5% sur 4 ans), n’a pas été acceptée car ces derniers sont d’avis qu’elle ne tient pas compte de la réalité économique et des défis actuels auxquels le secteur est confronté.  Cela est d’autant plus vrai que l’association regroupe des compagnies sucrières de spécificités diverses, avec des capacités et modes opératoires largement différents.

De plus, il est important de noter que les membres de la MSPA ne vont pas uniquement payer l’augmentation qui se dégagera de ces négociations collectives avec les syndicats, mais qu’ils vont aussi payer les compensations salariales négociées avec le gouvernement dans le cadre des tripartites et qui seront promulguées sous  «  The Additional Remuneration Act ».  Donc, si l’on devait appliquer la proposition de la Commission (15%) et payer les mêmes taux de compensation salariale accordés durant les quatre dernières années (17%), les membres de la MSPA auront au final à payer une augmentation salariale d’environ 32% pour la période 2014 – 2017.

En termes de masse salariale, cela représentera une augmentation d’environ Rs 400M, passant ainsi de Rs 1,3 milliards à Rs 1,7 milliards.  De plus, la masse salariale pour ces 2 catégories de travailleurs aura presque doublé (de Rs 900 millions à Rs 1,7 milliards) en l’espace de 8 ans (2010 – 2017), après 2 rounds de négociations collectives.  

Il est tout aussi important de placer ces négociation dans une environnement ou le secteur affronte des défis qui rendent l’industrie précaire: un prix du sucre à Rs 12,500 soit au plus bas depuis la coupe 2000 ; une production nationale en déclin ; une politique monétaire qui n’est guère favorable aux secteurs d’exportation.  

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